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Actualité et prises de position

Certification Architecte Java

Les certifications au sens large (Java et autres) présentent deux avantages certains :

  • Elles valorisent votre CV même si toutes les entreprises ne sont pas toujours très au courant de leur valeur. A vous de les valoriser en entretien si l’occasion se présente. Si vous avez décidé de faire une longue carrière dans votre société de service, sachez que c’est aussi un plus pour le client qui peut se sentir rassuré de constater que les personnes staffées sur son projet sont certifiées.
  • Mais elles vous permettent aussi de vous jauger, de combler vos éventuelles lacunes, d’élargir vos connaissances et de vous donner plus d’assurance. Et ce quelque soit le résultat de votre ou de vos examens, du moment que vous vous y préparez avec sérieux.

En quelques mots

La certification SCEA (Sun Certified Enterprise Architect) est la plus avancée des certifications J2EE proposées par Sun.

Elle a récemment été mise à jour et s’appelle aujourd’hui : « Sun Certified Enterprise Architect for the Java Platform, Enterprise Edition 5 ». Elle est composée de 3 examens en anglais à passer dans l’ordre suivant :

  • CX-310-052 (QCM avec temps limité)
  • CX-310-301A(Projet à modéliser chez soi sans limite de temps)
  • CX-310-062(Examen rédactionnel en salle traitant de 8 questions d’architecture liées au projet modélisé)

Pour ceux qui échouent au second examen, ils peuvent le repasser pour un tarif préférentiel. L’examen en question est CX-310-301R.
Pour ceux ayant passé l’ancienne version de cette certification, il existe un examen unique de mise à niveau : CX-310-053.

Expérience personnelle

Avant même d’intégrer mon entreprise actuelle, j’avais dans l’idée de passer la certification SCEA (Sun Certified Enterprise Architect). Surtout après avoir obtenu celles de programmeur (pré requis à l’époque de la SCEA) et développeur de composants web. Cette certification est la plus pointue proposée par Sun dans le domaine J2EE. Je trouvai le challenge séduisant mais trois enjeux m’avaient un peu découragé à l’époque : la quantité de connaissances à assimiler et maîtriser, son coût financier et la maîtrise de l’anglais.

Il faut savoir que cette certification est assez loin du simple QCM, seul le premier examen est en effet un QCM (plutôt costaud). Le suivant est un projet type à architecturer et modéliser chez soi. Et enfin le dernier consiste à disserter par écrit en salle d’examen plusieurs points d’architecture dans un délai limité. Ces points sont bien sûr liés au projet qui vous a été soumis. L’ensemble des examens est donc en anglais.

Que l’on obtienne ou non la certification, sa préparation bien qu’éprouvante est très nourrissante, elle permet de combler certaines lacunes, d’approfondir certains sujets, de prendre de l’assurance. Personnellement, elle m’a beaucoup apporté même si je regrette parfois que mes connaissances acquises ne soient pas mises à contribution aujourd’hui. Puisque pour le moment je me confronte plus à de la gestion de projet.

Il faut savoir qu’en France – pour différentes raisons sans doute – très peu de personnes possèdent cette certification (moins de 15 personnes lorsque je l’ai passé en 2007), sa présence sur un CV constitue une réelle garantie pour le client même si elle est hélas encore peu connue. Pour ceux que ça intéresse il faut savoir que beaucoup d’outils (livres, QCM, sites internet, forums) permettent de se préparer efficacement à cet examen. N’hésitez pas non plus à me solliciter si vous avez des questions.

Gagnez du temps

Les démarches

Le point de départ est le paiement et de l’obtention d’un voucher qui vous permet ensuite de réserver un créneau de passage de l’examen. Les examens en salle se déroulent dans des centres Thomson Prometric. Il y a de nombreux centres en France et en particulier en Ile de France, les créneaux de passage sont également très souples. Personnellement j’ai cependant eu une mauvaise expérience avec un centre de La Défense qui m’a refusé l’utilisation du dictionnaire d’Anglais contrairement à d’autres centres. Renseignez vous sur ce point si vous ressentez le besoin du dictionnaire, demandez même si possible un mail d’autorisation de la part service de réservation que vous présenterez au besoin lors de l’examen (malgré ces précautions, vous serez peut être dans l’obligation de vous passer du dictionnaire tout comme moi). Pour tout renseignement complémentaire voici les coordonnés à utiliser :

Sun Microsystems
Service Formation
13 Avenue Morane Saulnier
BP 53
78142 Velizy Cedex
FranceTelephone: 33(0)1 34 03 17 17
Facsimile: 33(0)1 34 03 17 20
E-mail: formation-france@sun.com
Web site: fr.sun.com/training

Préparation de la première épreuve

La première épreuve est donc un QCM en anglais limité dans le temps.

  • Nombre de questions : 64
  • Taux de réussite minimum : 57% (soit 37 bonnes réponse sur 64)
  • Durée maximale de l’examen : 120 minutes La maîtrise de l’anglais est un vrai plus sur cette épreuve car elle permet d’éviter perdre trop de temps à vérifier le sens des questions et à éviter les éventuels pièges.

Le taux de réussite a cependant été abaissé par rapport à l’ancienne version de l’examen. Afin de vous faire une idée du type de questions à traiter, vous trouverez un exemple de questionnaire joint à cet article (en bas). Le temps de préparation est bien entendu variable selon votre niveau actuel de connaissances et d’expérience dans le domaine J2EE et de l’architecture.

Voici un résumé des objectifs de l’examen :

  • Module 1 – Concepts
  • Module 2 – Architectures communes
  • Module 3 – Connectivité à un système Legacy
  • Module 4 – Technologie Enterprise JavaBeans (EJB)
  • Module 5 – Modèle de conteneur EJB
  • Module 6 – Protocoles
  • Module 7 – Applicabilité de la technologie J2EE
  • Module 8 – Modèles de conception
  • Module 9 – Messagerie
  • Module 10 – Internationalisation
  • Module 11 – Sécurité

Vous trouverez plus de détails sur ce lien : CX-310-052, ainsi qu’une liste de liens et outils utiles plus loin dans cet article.

La description de l’ancienne version de cet examen est en français, et assez proche en termes d’objectifs : CX-310-051.

Préparation de la seconde épreuve

La seconde épreuve est la plus concrète et de fait la plus intéressante à mon sens. Elle part d’un besoin métier exprimé par un client fictif, à vous de modéliser la solution à mettre en œuvre en gardant à l’esprit les enjeux de scalabilité, performance, etc. Pour cela vous n’avez pas de limite de temps (enfin si 12 mois), le sujet vous est communiqué via un portail web de Sun, c’est par ce même portail que vous soumettez votre travail une fois terminé. Il sera examiné par un architecte de Sun qui se prononcera quelques semaines plus tard. Votre projet sera évalué sur la base de nombreux critères objectifs, regroupés en trois catégories :

  • Diagramme de classe : évaluation du degré avec lequel votre diagramme/vos diagrammes de classe traitent le modèle d’objet requis pour satisfaire les besoins.
  • Diagramme de composant : évaluation du degré de transfert de la structure de l’architecture conformément aux conditions requises.
  • Diagramme de déploiement.
  • Diagrammes de séquence/collaboration : évaluation du degré avec lequel vos diagrammes de séquence ou de collaboration remplissent les conditions du projet.
  • Liste des risques identifiés.

Par ailleurs, chaque catégorie est évaluée en fonction de sa conformité UML.

Le nombre maximum de points est 160. Le nombre minimum de points pour être reçu est 114 (71% de réussite) sachant que cet examen et le suivant ne font qu’un. La ventilation des points n’est pas détaillée sur la nouvelle version de cet examen, cependant l’ancienne version détaille ceci (je pense que ces chiffres restent d’actualité) :

  • Diagramme(s) de classe – 44
  • Diagramme(s) de composant – 44
  • Diagrammes de séquence/collaboration – 12

Préparation de la dernière épreuve

Bonne nouvelle, la troisième et dernière épreuve ne demande pas vraiment d’effort puisque la préparation des précédentes épreuves suffit en principe à accomplir celle-ci. Elle se fait en salle d’examen en 90 minutes (largement suffisant). Il s’agit donc de répondre à 8 questions d’architecture liées à votre projet modélisé lors de la précédente épreuve (par écrit en anglais). Pour vous préparer un minimum tout de même, vous pouvez faire l’exercice de traiter quelques questions types surtout si vous n’êtes pas très à l’aise avec l’anglais. Voici quelques exemples de questions :

  • Explain how your architecture supports availability ?
  • Explain how your architecture supports scalability ?
  • Why do you choose to persist the data in this way ?
  • How do you handle client’s session ?
  • Explain how your architecture supports distribution.
  • How your architecture supports flexibility, maintainability and extensibility ?

Ressources à disposition

Communauté Javaranch

Les livres

Personnellement j’ai opté pour deux ouvrages pour me préparer à l’ancienne version de l’examen SCEA mais ils restent d’actualité pour la nouvelle. Il faut simplement se mettre à jour sur les aspects Java 5 pour compléter.

« Sun Certified Enterprise Architect for J2EE Technology Study Guide«  de Mark Cade, Simon Roberts

Ce livre est édité par Sun. Il couvre l’ensemble des domaines abordés par la certification mais sans vraiment rentrer dans les détails requis. C’est cependant un ouvrage utile dans cette préparation. Vous pourrez vous faire une idée précise grâce à ce lien avant de l’acheter.

« SCEA Sun Certified Enterprise Architect for Java EE Study Guide (Exam 310-051) » de Paul Allen, Joseph J. Bambara

Cet ouvrage est plus exhaustif. Vous pourrez vous faire une idée précise grâce à ce lien (ancienne édition) avant de l’acheter.

Les logiciels

Il existe des logiciels très spécialisés vous permettant de vous préparer efficacement aux différents examens.

Pour le second examen, vous allez avoir besoin d’un outil de modélisation UML, je recommande donc l’IDE NetBeans.

L'Agiliste