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Créez le bon produit avec Scrum et Lean Startup

Par Thomas Thelliez, agiliste, créateur de startups et blogueur.

Découvrez dans cet article une méthode avant-gardiste issue du monde des startups, compatible avec SCRUM qui serait plus que bénéfique aux entreprises traditionnelles afin de valider de façon précise l’intérêt que portent leurs futures audiences à leurs applications.

Lorsque l’on travaille dans une entreprise depuis de nombreuses années, on a tendance à connaître son métier et les process qu’il implique sur le bout des doigts. Cependant, il est parfois difficile de prendre du recul sur les métiers des départements voisins (marketing, DSI, communication). Je dirais même plus, ces départements sont parfois tellement cloisonnés dans certaines sociétés, qu’on ne prend pas forcément la peine de s’intéresser aux métiers et aux besoins des autres.

Pourtant, bien souvent, les projets digitaux ressortent grandis par une communication fluide et une connaissance partagée entre les départements. Connaissance permettant par exemple aux DSI, aux départements marketing et aux parties prenantes de s’assurer ensemble de la bonne direction prise dès le départ d’un projet.

Après avoir créé 2 sociétés innovantes et avoir eu l’opportunité de travailler sur des projets SCRUM au sein d’entreprises traditionnelles, je partage avec vous mon expérience et j’explique, dans cet article, comment l’entreprenariat m’a permis d’être plus efficace lors de la création de projets digitaux.

Ouverture d’esprit


En devenant chef d’entreprise, j’ai dû me former, découvrir, apprendre sur le terrain et à force d’expérience, j’ai acquis les bases du marketing, du commerce, de la communication, de la finance, de la gestion RH, etc. En l’espace de 5 ans, j’ai eu l’immense opportunité de m’ouvrir l’esprit à tous ces domaines qui, auparavant, lorsque je travaillais chez des grands groupes au sein de DSI, ne représentaient pour moi que des noms des départements voisins au sein de l’organisation.

L’ouverture d’esprit que m’a offert l’aventure entrepreneuriale m’a permis de transformer radicalement ma vision d’un produit et des projets. J’ai pu découvrir les tenants et les aboutissants du marketing et comprendre les impacts et les répercutions qu’il avait sur le produit. La façon dont je présentais des projets à mes différents interlocuteurs a considérablement changé également.

Avant de passer par cette phase entrepreneuriale, je sous-estimais l’importance d’une harmonie entre le marketing, la communication et les différents acteurs gravitants et agissants sur la vie d’un projet digital.

Ouvrez votre esprit

Vivre les deux situations m’a permis de mieux comprendre les conflits d’intérêts que l’on rencontre parfois dans des sociétés de taille conséquente. L’intérêt du département marketing est différent de l’intérêt du département communication qui sera différent de l’intérêt de la DSI sur un seul et même produit. Ces points de vue ne sont pas toujours correctement partagés entres les différentes entités malheureusement.

Voici un petit exemple très stéréotypé (veuillez m’en excuser) de divergence d’intérêt : Imaginons qu’une entreprise se lance dans le développement de sa première application mobile.

  • Le département marketing souhaite offrir une application mobile à ses clients pour les fidéliser davantage et leur pousser (notification push) plus facilement des informations contextualisées concernant de nouveaux services ou promotions.
  • Le département communication voit dans cette même application mobile, un nouveau canal de prédilection pour échanger avec la communauté grandissante autour de la marque.
  • Le département digital est quant à lui ravi de franchir, grâce à cette application, un nouveau pas vers la digitalisation et d’innover sur la plateforme devenue en 2016 incontournable: le mobile.
  • Enfin, la DSI a comme challenge de monter en compétences sur les technologies mobiles et de transformer son SI afin de répondre aux futurs développements multi-canaux.

Se basant sur ce constat, personne ne se met fondamentalement à la place de l’acteur essentiel que je n’ai volontairement pas encore cité, qui est ni plus ni moins : l’utilisateur final (souvent le prospect ou « client »). Vous allez me dire, l’expression de besoin a été rédigée pour fournir à ces futurs utilisateurs des services adaptés, et que ses fonctionnalités sont censées répondre précisément à des besoins précis récoltés en auditant ou sondant des clients existants.

Malheureusement, les utilisateurs sont souvent laissés pour compte afin de satisfaire les intérêts des différents services. Les applications livrées aux utilisateurs pâtissent de cette mauvaise communication entre départements, elles souffrent de plus généralement d’un manque d’ergonomie ou d’une complexité (expérience utilisateur) sans commune mesure.

La méthode “Lean Startup” m’a appris que pour qu’un projet d’application soit un succès, il est primordial de partager et d’échanger avec l’utilisateur final. Et cela, avant et pendant le processus de développement.

J’en viens donc désormais à vous présenter cette méthode très appliquée chez les startups qui est hautement compatible avec un projet SCRUM, encore très peu répandue au sein des entreprises et qui permettrait à coup sûr de valider la pertinence et l’intérêt entre la demande et la solution.


Découverte de la méthode Lean Startup

La méthode “Lean Startup” est très en vogue dans l’écosystème des startups (à ne pas confondre avec la variante plus connue dénommée “Lean Management”). La méthode “Lean Startup” est utilisée afin de valider au plus tôt la pertinence d’un projet et potentiellement de le faire pivoter dans la bonne direction. La question fondamentale à laquelle la méthodologie permet de répondre est la suivante :

Votre produit résout-il un problème qui vaut la peine d’être résolu ?

Cette méthode pousse à se concentrer avant tout sur le problème, pas sur la solution et donc pas directement sur le produit. Concrètement, en parallèle des sprints agiles, le Product Backlog SCRUM va être alimenté en se plaçant toujours au plus prés des utilisateurs finaux et non au plus près d’une expression de besoin figée et provenant du marketing ou maîtrise d’ouvrage.

J’insiste fortement sur ce point, les méthodes agiles sont connues pour apporter une souplesse et une flexibilité grâce à des itérations. Cependant, une fois que vos sprints agiles sont mis en place, la souplesse et la capacité de pivoter de votre produit ne dépendra au bout du compte plus ou moins que de l’enrichissement ou de la priorisation des stories dans votre Product Backlog. La méthode Lean Startup peut être redoutablement efficace pour vous aider à alimenter et modifier efficacement votre backlog au fur et à mesure des sprints.

Pour mesurer l’importance du problème ou de la souffrance que vivent les utilisateurs, la méthode Lean recommande de parler avec eux, de rencontrer l’audience ciblée le plus possible et le plus souvent possible.

Rencontrez et parlez avec votre audience, dès que vous le pouvez, pour comprendre ce qui leur complique le plus la vie durant leurs activités, quelles qu’elles soient. Ne demandez pas à vos interlocuteurs ce qu’ils veulent mais essayez de mesurer ce qu’ils font et ce qui leur rend la tâche difficile.

Solutionnez votre probleme
Henri Ford Industriel

Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient dit vouloir des chevaux plus rapides.

Avec cette citation, il voulait dire que personne ne lui a dit: “J’ai besoin d’une voiture” mais il a déduit le problème sous-jacent: les gens souhaitaient se déplacer d’un point A à un point B plus rapidement qu’à cheval.

Essayez d’interviewer le plus de personnes que vous pouvez (20-30 minutes chacun) Itérez et mettez à jour votre discours si nécessaire durant cette période lorsque vous leur présentez brièvement le projet. Ne parlez pas trop. Laissez les gens parler plus que vous et notez tout ce qui pourrait vous aider à identifier un ou des problèmes majeurs. Documentez vos résultats immédiatement après chaque entretien tant que vos pensés sont fraîches. A l’issue de ces entretiens, la ligne directrice ou les fonctionnalités manquantes à votre future application en découleront sans difficultés vous permettant ainsi d’alimenter votre backlog régulièrement.


En quoi Lean Startup peut profiter aux entreprises traditionnelles ?

Les entreprises sont des usines, des poids lourds dont les rouages et les procédures en font parfois des tortues en ce qui concerne l’innovation. Cette lourdeur procédurale ne permet pas souvent aux équipes innovantes et équipes projets d’aller à la rencontre de leurs utilisateurs, d’aller, littéralement, sur le terrain, de découvrir ou redécouvrir la REALITE de leurs métiers.

Les startups ont, quant à elles, cette faculté, grâce à leurs petites tailles et leurs procédures et structurations quasiment non-existantes, d’être au plus près de leurs audiences.

Combien de sociétés, finissent par avaler, racheter des jeunes pousses qui révolutionnent les marchés par leurs innovations ?


Se mettre dans la peau des utilisateurs grâce aux “Personas”

Vous allez me dire, et j’en conviens, que lorsqu’on développe un projet SCRUM à destination de prospects au sein d’une société bien structurée qui n’est depuis longtemps plus au stade de startup, on a rarement l’occasion, ni même parfois la permission, d’aller discuter et rencontrer les utilisateurs finaux sur le terrain. Voici, ci-dessous une technique qui permet de pallier légèrement à cette contrainte :

Elle consiste à se mettre dans la peau des futurs utilisateurs : il s’agit de la technique dite des “Personas”. Utilisée par bon nombre d’agences de design, cette méthode débute par un atelier où l’équipe conçoit 4, 5 profils types d’utilisateurs. L’exercice consiste à catégoriser et segmenter votre future audience en profils, en les triant par âge, catégorie sociale, sexe, fonction etc.

En fonction du secteur d’activité de votre entreprise ou de votre offre, posez vous les questions suivantes pour chacun des profils correspondants à votre audience :

Quels sont leurs objectifs principaux ? Les challenges auxquels ils font face ? etc

Voici ci-dessous, 3 “personnas”/profil type possibles :

  • Sylvie Michu, 42 ans, mariée, 3 enfants, assistante de direction, utilise peu son smartphone et télécharge peu d’applications.
  • Hugo Thuriaux, 23 ans, célibataires étudiant en histoire de l’art, utilise son smartphone plusieurs fois par jours, addict des plateformes sociales.
  • Jean Dumontreux, 38 ans, marié, 2 enfants, consultant en finance, souvent en déplacement, utilise son smartphone entre ses rendez-vous et durant ses déplacements.
Definissez vos personas

Encore une fois, désolé, pour ces exemples plein de stéréotypes mais vous avez ainsi compris l’essentiel de la méthode. Grâce à cette technique, vous pouvez désormais dans chaque cérémonie agile ou atelier de conception fonctionnelle de votre future application, vous placer, vous et vos collaborateurs, dans la peau de ces personnages fictifs, un par un.

Vous serez ainsi au plus près de vos utilisateurs potentiels lorsque vous concevrez votre application et vous pourrez ainsi appliquer les pratiques du “Lean Startup” sans sortir de votre bureau.

Vous remarquerez très vite que cet exercice vous aidera à penser “usage” et “ergonomie” en premier lieu. Grâce à cela, vous augmenterez considérablement l’adoption et la rétention de vos utilisateurs dès la sortie du produit.


Le Lean Startup Canvas pour sécuriser les bases du projet

Plus tôt dans l’article, j’ai cité les conflits d’intérêt qui subsistent généralement entre les différents acteurs et départements vivants autour d’un projet. Voici ci-dessous, un bon moyen d’éviter les tensions en déterminant très tôt une définition commune du projet partagé par toutes les entités et départements de votre organisation.

L’idée est de rassembler, autour d’une même table, les principaux acteurs de chacun des départements au travers d’un atelier/workshop de 3 heures et de les faire travailler sur la création d’un “Lean Canvas”.

Le Lean canvas, utilisé par tous les pratiquants de la méthodologie “Lean Startup”, se compose d’une page et aide à décrire et définir toutes les facettes d’un projet digital. Les aspects communication, déploiement, commercialisation sont pris en compte, ce qui donne à tous les acteurs du projet une vision claire et partagée du futur produit. Avec un Canvas, vous pouvez décrire, concevoir, challenger, inventer et pivoter votre idée de projet quand vous le souhaitez, en quelques minutes.

L’intérêt de la définition du Lean Canvas est qu’il vous force à répondre à des questions et points clés, qui sont principalement les suivants:

  • La proposition de valeur (Unique Value Proposition)
  • Les fonctionnalités principales (Features)
  • Le problème sous-jacent (Problems)
  • Le marché (Markets)
  • La solution (Solution)
  • Les canaux de distributions (Channels)
  • Les sources de revenus (Revenue Streams)
  • Les typologies de clients ciblés (Customer Segment)
  • Les risques externes (External risks)
  • Les indicateurs clés (Key performance indicators/Key metrics)
  • Les coûts de structure (Cost structure)
  • La barrière à l’entrée (Unfair advantage)

Comme vous pouvez le constater, pour répondre à ces différentes questions, tous les acteurs du projet son requis. Les différents départements seront ainsi aménés à partager leurs points de vue et leurs intérêts. Cet atelier de réalisation du Canvas sera le moyen parfait pour fédérer les équipes et éviter des futurs conflits ou incompréhensions liées à une mauvaise communication. Pour rendre cet atelier plus ludique, je vous conseille d’imprimer le canvas en format poster et de le coller sur un mur ou alors de le redessiner en grand sur tableau blanc. Chaque groupe pourra y accoler des posts-it, tout comme sur un Kanban Agile et exposer ses pensées et idées au reste de l’auditoire.

Lean canvas

De plus, le format léger du Canvas (une seule page) vous permettra, à l’issue de l’atelier, de facilement le partager ou de mettre à jour vos hypothèses à n’importe quel moment. Cette caractéristique est primordiale, elle vous offre de la flexibilité. Si les discussions et les échanges avec votre audience vous amènent à pivoter légèrement votre projet, la mise à jour du Canvas sera aisé.

Lean canvas template

Conclusion

Si vous êtes arrivés jusqu’ici dans l’article, vous l’aurez compris, la communication entre les différents départements est déterminante pour donner le plus de chance de succès à un projet. La communication avec sa future audience est également clé pour valider l’intérêt que portent vos futurs utilisateurs à votre projet.

Cela vous permettra à la fois, de minimiser les risques d’échecs mais aussi d’offrir le niveau maximum de satisfaction à l’audience ciblée.

La méthodologie “Lean Startup” est une cousine pas très lointaine des méthodes Agiles, elle est hautement compatible avec la souplesse et la dynamique qu’apporte l’agilité à tout projet. Ainsi, mixer les bonnes pratiques de l’une et de l’autre est un très bon moyen de donner le plus de chances de réussite à votre projet.

Ceci étant dit, je vous souhaite à tous, de très bons projets futurs.

La théorie des contraintes : augmenter son rendement, diminuer son lead-time

Une belle théorie enveloppée dans un roman sympathique

Une lecture aussi enrichissante que distrayante

Réduire radicalement ses encours de développement et augmenter sa productivité pour un investissement minimum : telle est la promesse de la théorie des contraintes. Si l’on ajoute que cette méthode est simple et particulièrement compatible avec une approche agile dans une équipe logiciel, cela fait suffisamment de raisons pour la regarder d’un peu plus près.

La théorie des contraintes (ou ToC pour les habitués) ne date pas d’hier. A la manière du Lean, elle est née dans l’industrie il y a plus de 30 ans et n’a été importée dans le monde du développement que récemment, notamment à l’initiative de partisans de l’Agile. La bible des aficionados de la ToC s’appelle « le But », un roman d’entreprise remarquablement construit qui explique avec une clarté peu commune ses principes et sa mise en oeuvre. Son auteur, Eliahu Goldratt, a ensuite perfectionné son modèle et étendu cette approche au monde des services dans une douzaine d’ouvrages.

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Kanban pour l’IT


Kanban pour l'ITSi la méthode Kanban – qui peut considérablement améliorer la performance d’une équipe – ne fait pas parti des cordes de votre arc. Je parle bien de la méthode Kanban à part entière et non pas uniquement du « tableau des tâches » kanban. Alors le livre « Kanban pour l’IT – Une nouvelle méthode pour améliorer les processus de développement » de Laurent Morisseau peut être une bonne option pour y remédier.

Bien que doté de quelques notions et expériences sur le sujet, ce livre m’a notamment transmis les principes fondamentaux permettant de mieux comprendre et mieux exploiter le Kanban. De quoi prendre conscience de la puissance de cette méthode à la fois en matière de conduite du changement (puisque le Kanban s’introduit sans rupture avec votre processus de travail existant, les rôles et activités. Y compris si vous fonctionnez en Cycle en V) et de performance car le Kanban peut véritablement permettre de donner à terme à votre équipe la précision d’une horloge Suisse.

Le coeur du livre décrit pas à pas la démarche de mise en oeuvre du Kanban. Avec une approche pédagogique qui mérite d’être soulignée. En effet, Laurent utilise un projet type (ou « Roman d’entreprise » pour reprendre le terme employé) permettant d’illustrer par l’exemple la mise en oeuvre des enseignements du livre. Il s’agit du cas d’une équipe Scrum décidant d’adopter le Kanban. Vous l’aurez compris, Scrum et Kanban ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

 

Proposition de cursus pour devenir agile

Grâce aux nouvelles technologies nous pouvons réduire notre effort d’apprentissage ou du moins rendre ce dernier plus vivant et ludique. Si on ajoute à ça, l’accès gratuit à la connaissance (un peu dans un esprit Open Source), on peut rapidement monter en compétence ou à minima changer sa vision des choses de façon autonome. Cet article a pour but de proposer un cheminement d’apprentissage autonome, francophone, vivant, gratuit et de qualité.

Tout d’abord, commençons par Scrum que l’on pourrait presque considérer comme un standard Agile en tant que cadre méthodologique (tout simplement parce que Scrum est de loin le plus utilisé et éprouvé dans le monde). La première étape consiste donc à lire le Guide Scrum proposé par Ken Schwaber et Jeff Sutherland (créateurs de Scrum) via Scrum.org. Moins de 20 pages à lire porteuses de toute l’essence de Scrum et donc de l’Agilité par extension. Une fois, ce guide lu (dans la langue de son choix grâce aux traductions offertes par la communauté Scrum), on peut éprouver le besoin légitime de passer de la théorie à la réalité. Une façon de le faire est de visionner la vidéo suivante de moins de 5 minutes :

Il est temps ensuite de creuser un peu le sujet avec des vidéos plus longues et pointues.

Devenez le coach de votre équipe agile (1 heure)

Cette vidéo de Véronique Messager traite du type de management associé à une démarche Agile, en particulier Scrum et le rôle de Scrum Master.

Le Product Owner Proxy (1 heure)

Celle ci de Bertrand Dour traite d’un autre rôle important qui est celui de Product Owner et plus précisément du Product Owner proxy. Ces rôles s’inscrivent souvent au sein de la Maîtrise d’Ouvrage ou Assistance à Maîtrise d’Ouvrage.

Pratiques avancées de tests (1 heure)

Celle là de Nathaniel Richand adresse un domaine primordial du développement incrémental Agile, à savoir la pratique des tests. L’art de coder des tests unitaires automatisés. Elle s’inscrit dans les logiques de refactoring réguliers, de l’automatisation des tests fonctionnels, de l’intégration continue, de la spécification et conception par les tests ou pilotage par les tests (TDD, ATDD).

Scrum et Kanban (1 heure)

Parce que tous les contextes projets ne se prêtent par forcément à du développement itératif et incrémental rythmé par des sprints, c’est intéressant de comparer Scrum et Kanban pour tirer le meilleur parti des deux. Vidéo de Claude Aubry, Antoine Vernois et Fabrice Aimetti.

D’autres vidéos sont disponibles sur la French SUG TV.

Ensuite, il est encore possible d’aller plus loin dans la même logique autonome, francophone, vivante, gratuite et de qualité avec les 2 livres de Henrik Kniberg qui regorgent d’authentiques retours d’expérience se lisant comme des petites histoires :

Il est bien sûr possible et recommandé de parfaire son apprentissage via les formations proposées par Scrum.org ou autres formateurs et organismes de formation (ce n’est pas ce qui manque) et les différents livres que l’on peut trouver sur le sujet. Mais rien ne vous empêche d’expérimenter tout de suite. C’est même une bonne chose de venir en formation avec une première expérience et des questions concrètes et précises sous le bras.

Si je devais recommander seulement 3 livres (après la lecture du Guide Scrum évoqué plus haut), il s’agirait de « Scrum et XP depuis les tranchées », « Agile Coaching » et « Succeeding With Agile ». Ce dernier est moins digeste mais très complet et riche en retours d’expérience. Au besoin, il peut également faire office de pont vers d’autres livres que l’auteur avisé recommande sur les différents sujets abordés. Les deux premiers ouvrages peuvent se lire en parallèle en prenant connaissance d’une pratique décrite dans « Scrum et XP depuis les tranchées » puis en tirant de « Agile Coaching » les recettes de mise en œuvre de celle ci. « Succeeding With Agile » serait plutôt à lire en dernier, il nécessite d’avoir une bonne compréhension de Scrum voire un peu de pratique derrière soi.

Mais rappelez vous, « Scrum est simple, mais très difficile ».

10 L'Agilité métier en 2 mots

Voici une vidéo exceptionnelle de 15 minutes en VF expliquant et illustrant le développement logiciel Agile du point de vue du métier.

Certain connaissent sans doute déjà cette vidéo. Cependant, cette version est doublée en Français. Il existe déjà une version sous titrée mais étant donné le rythme du discours, je trouvai difficile de lire et apprécier les illustrations en même temps. Je me suis donc collé au doublage voix malgré mon jeu d’acteur douteux :-).

J’espère que vous trouverez cette vidéo utile.

Remerciements

  • Merci à Henrik Kniberg pour avoir réalisé avec talent cette vidéo et l’avoir rendue accessible au plus grand nombre.
  • Merci à Cédric Chevalérias pour avoir réalisé la traduction du discours.
  • Merci à la grande communauté du logiciel libre qui m’a permis de réaliser le doublage voix de cette vidéo dans la plus grande simplicité et sans virus. J’ai utilisé l’incontournable système d’exploitation Ubuntu et les logiciels Audacity ainsi que OpenShot.

 

Déposez vos questions ou remarques dans la partie « commentaires » en dessous. Surtout si vous découvrez l’approche Agile ou débutez dans ce domaine.

Je suis curieux de connaître vos attentes ou points de vue.

Sortie d’un guide de transformation Agile

Un guide de Survie à l’Adoption ou Transformation Agile

Bonjour,

Nous venons de terminer la traduction du livre « Un guide de Survie à l’Adoption ou Transformation Agile : Travailler avec la Culture d’une Organisation » de Michael Sahota. Il est disponible gratuitement en téléchargement sur Lulu.

A l’heure où l’agilité vit un moment de fragilité avec pour barrière n°1 « La capacité à changer la culture de l’organisation » (selon l’enquête sur l’Etat du Développement Agile); ce livre a sans doute un rôle important à jouer.

Je remercie également au passage Michael Sahota pour ce don et sa collaboration à la traduction.

Amicalement
Florent Lothon