Écrit en juillet 2011 Notre civilisation dépend du softwareEn effet, de moins en moins de développeurs envisagent leur profession à long terme. Il ne s'agit pour eux que d'une étape les menant vers le management, le conseil ou autre. Or, les solutions logicielles développées par la profession sont devenues omniprésentes dans notre société et la tendance n'est pas prêt de changer. Alors que fera t'on quand nous aurons davantage de managers et de consultants que de développeurs ? N'est ce pas déjà le cas dans certaines entreprises ? Robert Martin (L'une des figures emblématiques du monde du développement logiciel agile) dans son interview réalisée par Xebia, cerne très bien la situation : Prise de conscience des écoles et des entreprisesOn peut s’interroger sur le discours que tiennent les enseignants dans les écoles "avec ton diplôme d'école d'ingénieur, tu pourras rapidement prétendre à être chef de projet". Comme si manager des hommes était une fin en soi. On peut également s'interroger sur la valorisation de la profession par les entreprises. Nous mesurons déjà les effets de ces causes (et d'autres qui m'auraient échappées) : recrutement difficile et de plus en plus à l'étranger, lacunes de l'enseignement à combler, turn-over sur les projets,... Il est peut être temps pour les entreprises et les écoles de revoir leur copie. Développeur, une noble professionLa profession de développeur nécessite de grandes qualités et mérite davantage de reconnaissance. Les langages de programmation ont évolué, le langage procédural plus facile à maîtriser a cédé la place à l'objet pour nous permettre de réaliser toutes les choses extraordinaires que nous connaissons aujourd'hui. La maîtrise du langage à lui seul ne suffit plus, de nombreuses technologies ont vu le jour et évoluent à vue d'oeil. Les besoins et les technologies sont de plus en plus complexes. Le développeur doit à la fois :
J'ai souvent vu des développeurs devenir consultants fonctionnels mais jamais l'inverse. La raison est simple, le métier de développeur ne s'improvise pas et nécessite de compétences solides et variées. C'est d'ailleurs à mon sens ce qui rend ce métier si passionnant. Encore faut-il le valoriser. Si la programmation n'était pas déjà un art, elle l'est sans aucun doute devenue. Au même titre que la gestion d'un projet et d'une équipe. |